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SEP | article publié le, 03/09/10

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Sclérose en plaques : trop tôt pour la thérapie du Docteur Zamboni

La ministre de la Santé, Leona Aglukkaq a décidé, à la suite des recommandations d´un groupe d´experts, de ne pas procéder dans l´immédiat à des essais cliniques pancanadiens de la technique de déblocage veineux par angioplastie.

Sept études ont été commandées par le Canada et les USA.



Le Docteur Zamboni, propose une explication simple et rationnelle concernant le développement de la maladie… Il observe que dans une proportion très importante des cas de sclérose en plaques examinés, le réseau veineux drainant le cerveau est modifié par des rétrécissements (sténoses).

De fait, la modification hémato-dynamique en découlant, fragiliserait la barrière hémato-encéphalique (BHE), la rendant plus poreuse au sang et à ses composants, qui normalement ne pénètrent pas dans le système nerveux central (SNC). Les dépôts de fer trouvés dans les zones d’inflammation trouveraient là leur origine, et ce phénomène permettrait finalement le passage des lymphocytes détériorant la myéline… Une des solutions thérapeutiques envisagée serait de rétablir le débit veineux normal.

Les examens préalables consistent par exemple à vérifier le débit sanguin dans les veines jugulaires irrigant le cerveau via un écho-doppler et à préciser le diagnostic au moyen d’IRM veineuse cérébrale associée à une IRM veineuse des vaisseaux du cou, autant d’examens indolores et rapides.

Il s’agit de l'hypothèse d'une sclérose en plaques de nature veineuse, elle est connue sous le nom de "Chronic cerebrospinal venous insufficiency" (CCSVI) ou en français "insuffisance veineuse céphalorachidienne chronique" (IVCC).

Le médecin a confirmé cette hypothèse dans une étude publiée en 2009 auprès de 65 personnes atteintes de la sclérose en plaques (SEP) et de 235 témoins.

L’exemple du Canada qui a l'un des plus hauts taux de sclérose en plaques au monde :

Le nouveau traitement contre la sclérose en plaques du médecin italien Paolo Zamboni n'est pas sur le point d'être disponible, malgré l'espoir qu'il suscite chez les patients atteints de la maladie.

Les chercheurs estiment que l'innocuité et l'efficacité de la procédure doivent d'abord être démontrées et que l'existence d'un lien entre l'obstruction veineuse et la maladie doit aussi être confirmée avant d'aller de l'avant.

La ministre de la Santé, Leona Aglukkaq a décidé, à la suite des recommandations d'un groupe d'experts, de ne pas procéder dans l'immédiat à des essais cliniques pancanadiens de la technique de déblocage veineux par angioplastie.

« Le comité d'experts a conclu qu'en l'absence d'évidence en faveur de l'hypothèse avancée par le Dr Zamboni, il n'est pas scientifiquement ni éthiquement justifiable de soumettre les patients aux risques, car risques il y a, d'un essai thérapeutique. »
Docteur Alain Beaudet, Instituts de recherche en santé du Canada

Les détails dans ce compte-rendu de la rencontre scientifique tenue par les IRSC.

En juin dernier, sept études ont été commandées par la Société canadienne de la sclérose en plaques et son homologue américain, au coût de 2,4 millions de dollars.

L'objectif est d'étudier en profondeur le lien entre les veines bloquées et la sclérose en plaques. À l'heure actuelle, les experts sont incapables de déterminer si un blocage vasculaire cause la sclérose en plaques ou si c'est une conséquence de la maladie.

Les études commanditées par la Société de la sclérose en plaques seront terminées d'ici deux ans, mais il sera possible de commencer des essais cliniques avant la fin des études, si cela était jugé nécessaire.

Le gouvernement Canadien accepte les trois recommandations suivantes :

Mettre sur pied un groupe de travail formé d'experts scientifiques réunissant des chercheurs principaux des sept études commandées par les sociétés de la SP (quatre au Canada et trois aux États-Unis), des membres de la direction scientifique des IRSC et des sociétés de la SP, ainsi qu'un représentant des provinces et territoires, pour surveiller et communiquer l'information de même que les résultats préliminaires et finals de ces études, et d'autres études connexes réalisées ailleurs dans le monde. La première réunion de ce groupe de travail devrait avoir lieu au cours de l’année civile 2010.

À partir des résultats de ces études, le groupe de travail formé d'experts scientifiques sera en mesure de tirer des conclusions concernant : 1) la présence (ou l'absence) d'un lien entre un mauvais drainage veineux du cerveau et la SP; 2) une norme commune pour diagnostiquer cette affection de manière fiable à l'aide de l'imagerie ou d'autres techniques.

Selon ces conclusions, le groupe de travail formé d'experts scientifiques formulera des recommandations sur la nécessité de mener des études plus poussées, y compris, le cas échéant, de réaliser un essai clinique interventionnel à l'échelle pancanadienne.

« La Société canadienne de la sclérose en plaques est fière d'appuyer les sept études sur la sclérose en plaques et l'IVCC et croit fermement que les résultats nous aideront à mieux comprendre la sclérose en plaques et à faire avancer la recherche dans ce domaine », a déclaré M. Yves Savoie, président directeur général de la Société canadienne de la sclérose en plaques.



© LK pour Handicap Infos

Les réactions des abonnés  :

lydied62
24/11/2010 19:26:24
NOUS SOMMES EN 2010 ET TOUJOURS PAS DE TRAITEMENT POUR CETTE MALADIE ICI IL N Y A RIEN DU TOUT ON DOIT SOUFFRIR EN SILENCE J ESPERE QU ILS TROUVERONT VITE UN MEDICAMENT.


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