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Lundi 22 octobre 2018

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    ÉTUDE | article publié le, 24/03/18 0 réaction 


    Sclérose en plaques : siponimod, nouveau traitement contre les formes progressives de la maladie

     
     
    L´étude a démontré des effets bénéfiques de l´administration du siponimod sur les rechutes ainsi que sur l´activité de la pathologie.

    L'étude a démontré des effets bénéfiques de l'administration du siponimod sur les rechutes ainsi que sur l'activité de la pathologie.

    Un nouveau médicament, le siponimod, ralentit la progression de l’invalidité dans la forme progressive de la SEP, forme sévère de la maladie pour laquelle il n’existe pas actuellement de traitement préventif. Le siponimod est un inhibiteur sélectif du récepteur de sphingosine 1-phosphate (S1P). L’étude relatant de cette découverte est publiée dans la revue médicale britannique Lancet du 22 mars 2018.

    Novartis a obtenu en étude de phase III (Expand) des résultats concluants sur l'efficacité du siponimod contre la sclérose en plaques secondaire progressive. Cette substance à prise orale a permis de réduire de manière significative le risque de progression de la maladie sur trois et six mois, par rapport à l'administration d'un placebo.

    Le laboratoire rhénan entend déposer prochainement une demande d'homologation aux Etats-Unis, avant de faire de même sur le Vieux continent au troisième trimestre. Le colosse pharmaceutique précise avoir déjà pris langue avec l'Agence européenne des médicaments pour ce faire.

    L'étude a par ailleurs démontré des effets bénéfiques de l'administration du siponimod sur les rechutes ainsi que sur l'activité de la pathologie.

    Travaux de recherche et résultats

    Plusieurs études préliminaires menées auprès d’animaux ont démontré que le siponimod réduisait le nombre de globules blancs circulants. Au cours d’une autre étude réalisée avec un modèle murin de SEP, le siponimod a permis de freiner l’activité de la maladie et d’éliminer les déficits neurologiques.

    Des chercheurs mènent actuellement un essai de phase III ( étude EXPAND ), multicentrique, à répartition aléatoire, à double insu, à groupes parallèles, comparatif avec placebo dans le but d’évaluer l’innocuité, la tolérabilité et l’efficacité du siponimod chez des personnes atteintes de SEP progressive secondaire. L’essai est réalisé auprès de 1 651 personnes atteintes de SEP progressive secondaire, vivant dans 31 pays distincts. Les participants ont été répartis, selon un ratio de 2:1, dans deux groupes, le premier a reçu le siponimod, à raison de 2 mg, une fois par jour, après avoir reçu pendant six jours des doses progressives de ce produit (0,25 mg, 0,25 mg, 0,5 mg, 0,75 mg, 1,25 mg et 2 mg), et le second groupe a reçu un placebo.

    Selon les résultats préliminaires de cette étude présentée au 32e Congrès de l’European Committee for Treatment and Research in Multiple Sclerosis (ECTRIMS – comité européen pour le traitement et la recherche dans le domaine de la sclérose en plaques), le médicament a satisfait au paramètre d’évaluation principal, qui consistait en une réduction confirmée de la progression des incapacités, observée dans un délai de trois mois et mesurée au moyen de l’échelle élaborée d’incapacité (EDSS), comparativement au placebo.

    Le siponimod a contribué à abaisser le risque de progression des incapacités de 21 % en trois mois et de 26 % en six mois, comparativement au placebo. Bien que l’analyse des paramètres d’évaluation secondaires ne soit pas terminée, les résultats préliminaires montrent que chez les participants traités par le siponimod, comparativement à ceux qui ont reçu le placebo, le taux de poussées annualisé a été abaissé de 55,5 %, l’atrophie cérébrale était en moyenne inférieure de 23,4 % et l’augmentation du volume des lésions cérébrales était en moyenne inférieure de 79,1 %.

    Ce sont les participants qui présentaient le plus grand nombre de lésions et qui avaient subi le plus grand nombre de poussées au départ qui ont semblé bénéficier le plus du traitement par le siponimod, quoique ce médicament a été le plus efficace chez ceux dont le score à l’EDSS était le plus faible au départ.

    Effets secondaires signalés

    Lors de l’essai de phase II mené auprès de personnes atteintes de SEP cyclique, les effets indésirables les plus communs ont été les maux de tête, un ralentissement du rythme cardiaque, des étourdissements, des infections nasales et des infections de la gorge.

    EN SAVOIR + :
    Consultez tous les articles du dossier SEP


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