Dimanche 08 décembre 2019

Mon Compte


Mot de passe oublié ?

S'inscrire (gratuit)
 
 

 Article précédent  Sur le même thème

RECHERCHE | article publié le, 14/11/19 0 réaction 


Sclérose en plaques : de nouvelles thérapies pour freiner la maladie

 
 

En temps normal, la barrière hématoencéphalique protège notre cerveau des agressions.

En temps normal, la barrière hématoencéphalique protège notre cerveau des agressions.

Une nouvelle étude sur la sclérose en plaques par des chercheurs du Centre hospitalier de l’Université de Montréal pourrait permettre de développer de nouvelles thérapies pour traiter cette maladie auto-immune.

L’étude publiée mercredi dans « Science Translational Medicine » explique qu’en temps normal, une barrière dite « hématoencéphalique » protège notre cerveau des agressions en empêchant, par exemple, des cellules du système immunitaire comme les lymphocytes d’envahir notre système nerveux central.

Chez les personnes atteintes de sclérose en plaques, cette barrière est perméable, ce qui signifie qu’un grand nombre de lymphocytes parvient à s’infiltrer dans le cerveau et détériore les tissus.

Dans cette étude, les chercheurs du CRCHUM révèlent avoir identifié une molécule qui, une fois bloquée, freine la progression de la maladie. Leurs résultats ont été tirés d’essais in vitro chez l’humain et in vivo chez la souris.

« Nous montrons pour la première fois qu’une molécule nommée ALCAM (Activated Leukocyte Cell Adhesion Molecule), exprimée par les lymphocytes B, contrôle leur entrée dans le cerveau par le biais des vaisseaux sanguins. Elle permet leur migration de l’autre côté de la barrière hématoencéphalique chez la souris et chez l’homme. En bloquant cette molécule sur des souris, nous avons pu diminuer l’entrée des lymphocytes B dans leurs cerveaux et ainsi freiner la progression de la maladie », a expliqué Alexandre Prat professeur à l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la sclérose en plaques par communiqué.

« La molécule ALCAM s’exprime de façon plus importante sur les lymphocytes B des personnes atteintes de sclérose en plaques. En ciblant spécifiquement cette molécule, nous pourrons désormais explorer d’autres voies thérapeutiques pour traiter la maladie », a précisé le docteur.

Les causes de la maladie demeurent inconnues. La sclérose en plaques peut provoquer des symptômes tels que la fatigue extrême, le manque de coordination, des problèmes de vision, des troubles cognitifs et des changements d’humeur.

EN SAVOIR + :
Consultez tous les articles du dossier SEP


© Handicap Infos - source : journaldemontreal


 Haut de page



 
 


 Article précédent  Sur le même thème