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PÉDIATRIE | article publié le, 13/05/08 0 réaction 


Découverte prometteuse sur le neuroblastome

 
 

Une équipe internationale de chercheurs a localisé les gènes dont les variations sont responsables du neuroblastome, cancer le plus fréquent et souvent mortel chez les jeunes enfants, selon des travaux publiés mercredi aux États-Unis.

Une équipe internationale de chercheurs a localisé les gènes dont les variations sont responsables du neuroblastome.

Une équipe internationale de chercheurs a localisé les gènes dont les variations sont responsables du neuroblastome, cancer le plus fréquent et souvent mortel chez les jeunes enfants, selon des travaux publiés mercredi aux États-Unis.

Ces chercheurs ont découvert que la présence de variations de l'ADN dans la région du chromosome 6 accroît chez l'enfant le risque de développer une forme particulièrement agressive de neuroblastome, un cancer du système nerveux périphérique qui se manifeste par une tumeur dans la poitrine ou l'abdomen.

Le neuroblastome compte pour 7% de tous les cancers pédiatriques mais sa nature agressive provoque 15% des décès par cancer chez les enfants.

«Jusqu'à maintenant nous avions très peu d'indices quant aux causes génétiques du neuroblastome», relève le Dr John Maris, un cancérologue à l'Hôpital des enfants de Philadelphie (Pennsylvanie), le principal auteur de cette recherche parue dans la version en ligne du New England Journal of Medicine.

Dans environ la moitié des cas, le neuroblastome n'est pas découvert avant que la tumeur ne se soit généralisée.

«Bien que beaucoup de chemin reste à faire, comprendre l'origine de ce cancer fournit une base pour développer de nouveaux traitements», ajoute le Dr Maris.

Celui-ci, en collaboration avec le Dr Hakon Hakonarson, directeur du centre de génomique appliquée de l'Hôpital des enfants de Philadelphie, a analysé des échantillons de sang d'un millier de victimes de neuroblastome et provenant aussi de 2000 enfants en bonne santé.

Ils ont pu utiliser les particularités de chacune de ces tumeurs pour classer les neuroblastomes selon le niveau de risque de manière à déterminer les traitements les plus appropriés.

L'analyse génomique a permis d'identifier trois variations génétiques (polymorphisme simple nucléotide) de l'ADN qui étaient beaucoup plus fréquentes dans le groupe d'enfants atteints d'un neuroblastome que chez les sujets sains.

«Nous poursuivons les recherches pour comprendre comment ces variations génétiques communes finissent pas augmenter le risque de développer ce cancer», précise le Dr Maris.

«Ces changements dans ces gènes provoquent probablement de petits changements au début du développement de l'enfant, interagissant avec d'autres gènes qui restent à découvrir, ce qui laisse penser que les causes du neuroblastome sont complexes», ajoute-t-il.

© Handicap Infos source : cyberpresse


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