Mercredi 05 août 2020

Mon Compte


Mot de passe oublié ?

S'inscrire (gratuit)
 
 

 Article suivant  Article précédent  Sur le même thème

SOCIÉTÉ | article publié le, 03/03/16 2 réactions 


Les personnes handicapées, nouvelle variable d'ajustement financière pour les départements en difficultés ?

 
 

Après les associations franciliennes, ce sont maintenant celles du département du Nord qui se mobilisent pour que les personnes handicapées ne soient pas la nouvelle variable d´ajustement financière des départements.

Après les associations franciliennes, ce sont maintenant celles du département du Nord qui se mobilisent pour que les personnes handicapées ne soient pas la nouvelle variable d'ajustement financière des départements.

Le département du Nord veut baisser l'aide au handicap de 10 millions d'euros en trois ans suivant la voie de l'Essonne qui annonçait en début d'année ne plus être en mesure de procéder au paiement de l'aide sociale. L'Unapei souhaite mettre fin à cette loi des séries dramatique et demande à ce qu'une concertation soit engagée au niveau national avec les organisations représentatives des personnes handicapées et l'ensemble des financeurs de la politique de solidarité nationale.

Après les associations franciliennes, ce sont maintenant celles du département du Nord qui se mobilisent pour que les personnes handicapées ne soient pas la nouvelle variable d'ajustement financière des départements. Deux coups de canif, sans concertation préalable, dans le contrat de solidarité nationale qui lie les collectivités aux associations d'accompagnement des personnes handicapées qui gèrent des établissements et des services médico-sociaux.

Si l'Essonne a proposé un moratoire de six ans sur sa dette de 2015, le Nord vient de demander aux associations du secteur de l'aide sociale à l'enfance, des personnes âgées et des personnes handicapées un effort financier conséquent. Une baisse pouvant aller jusqu'à 12% de leur budget pour les trois années à venir. Dans un contexte financier complexe que connaît ce département, le mouvement parental ne peut accepter que les établissements et services qui viennent journellement en soutien aux personnes les plus fragiles soient une variable d'ajustement financier. Ces mesures ont inévitablement pour conséquence une baisse des moyens humains consacrés au quotidien de ces personnes.

« Nous, parents, ne souhaitons plus que nos enfants et toutes les personnes handicapées accompagnées souffrent au quotidien de cette politique de casse sociale » déclare Christel Prado, présidente de l'Unapei.

L'association, consciente des graves difficultés financières que connaissent de très nombreuses collectivités départementales, demande à ce qu'une concertation soit organisée rapidement par le Gouvernement avec l'ensemble des financeurs. Les politiques de soutien à l'autonomie relèvent de la solidarité nationale.

© Handicap Infos - source : communiqué de presse


 Haut de page



 
 


 Article suivant  Article précédent  Sur le même thème

___ Les réactions des abonnés  :

harry7575
14/03/2017 10:59:01
A voir


lilhandi
06/03/2016 17:08:00
C'est vrai, on a baissé la P.C.H. pour aidant familial que mon époux perçoit depuis 2013. Souffrant d'une paraparésie spastique familiale génétique, nous percevions une petite P.C.H. depuis le dernier passage de la M.D.PH. avec ergothérapeute, infirmière et assistante sociale qui ont jugé que mon état s'aggravant, ils mentionnaient sur ma carte d'invalidité à 80% depuis l'âge de 40 ans de rajouter "besoin d'assistance d'une tierce personne" pour mon époux de 73 ans qui accomplit de nombreuses tâches et m'accompagne chez tous les professionnels de santé ; malgrè les troubles de l'équilibre important et un important chaussage avec releveurs lourd, nous ne dépensons jamais de V.S.L., il accomplit toutes les tâches importantes et j'ai l'accord pour 1.75 heure:jour d'aide, ce qui n'est pas assez naturellement : nous l'acceptons étant donné les difficultés du pays mais le Conseil Général nous a dit que c'est la première fois en 2016 que la P.C.H. aidant familial est revue à la baisse et non à la hausse : merci à Monsieur Xavier Bertrand de nous défendre devant cette mesure prise par l'actuelle ministre de la santé : c'est pourtant tant que c'est possible que de cette façon nous coûtons le moins cher à l'état : 3.50 euro environ l'heure!!!!!!