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PRÉVENTION | article publié le, 24/10/12 0 réaction 


Focus sur les Accidents vasculaires cérébraux (AVC)... Les gestes qui sauvent

 
 

L’accident vasculaire cérébral est une maladie qui handicape et qui tue.

L’accident vasculaire cérébral est une maladie qui handicape et qui tue.

Chaque année, en France, 130 000 personnes en sont victimes, soit une toutes les 4 minutes. L’AVC représente la première cause de handicap chez l’adulte, la deuxième cause de démence (après la maladie d’Alzheimer) et la troisième cause de mortalité après les maladies cardiaques et les cancers.

Qu’est-ce qu’une attaque cérébrale ?

Dans le corps humain, les artères et les vaisseaux sanguins assurent le transport du sang et de l’oxygène vers tous les tissus de notre corps (coeur, reins, cerveau, …).

Comme pour les autres tissus, l’oxygène est indispensable à notre cerveau. Si un vaisseau, qui se dirige vers le cerveau est bouché ou se rompt, une partie du cerveau reçoit alors trop peu de sang et d’oxygène, ce qui entraine un accident vasculaire cérébral.

Il existe, en effet, deux types d’AVC :

Dans 80% des cas, les AVC sont dus à un caillot qui obstrue l’artère, nous parlons d’AVC ischémique.

Dans 20% des cas, il s’agit d’une rupture des parois du vaisseau, nous parlons alors d’AVC hémorragique.

Reconnaître les symptômes d’un AVC

Les AVC sont parfois provoqués par une mauvaise hygiène de vie (tabagisme, sédentarité, obésité, …) mais ils peuvent également survenir du fait de l'hérédité et de certaines maladies spécifiques (diabète, hypertension artérielle, hypercholestérolémie, fibrillation auriculaire, troubles de la coagulation sanguine, …). Les symptômes varient selon les cas car ils dépendent de la localisation de l’infarctus cérébral. Cependant, nous pouvons établir que trois symptômes majeurs sont des signaux d’alerte lors d’un AVC de nature ischémique :

Difficulté ou impossibilité brutale de bouger un bras, une jambe ou tout un côté du corps, avec perte de sensibilité.

Impossibilité brutale de parler, de trouver les mots ou de les comprendre.

Trouble de la vision, perte soudaine de la vue d’un œil.

Ces symptômes ne doivent pas être pris à la légère ! Leur densité peut varier, mais ils sont toujours révélateurs d’un accident vasculaire cérébral. Dès lors, chaque minute compte pour rejoindre au plus vite l’unité neurovasculaire la plus proche.

Les gestes qui sauvent

Un AVC est grave et les dégâts causés sur le corps humain sont importants. Cependant, il n’est pas toujours une fatalité contre laquelle on ne peut rien. En effet, l’appel au SAMU permet de conduire le patient dans le centre neurovasculaire le plus proche. Il y bénéficiera d’une prise en charge adaptée à sa pathologie. Dès lors, le patient augmentera ses chances de minimiser les séquelles dues à l’AVC.

Le premier geste reflexe, après avoir identifié les symptômes est donc d’appeler le 15 et uniquement le 15. Car seuls les médecins régulateurs du SAMU pourront orienter le patient vers un centre hospitalier disposant d’appareil d’imagerie médicale adapté (IRM).

Malheureusement, aujourd’hui, dans 90 % des cas les patients arrivent trop tard…

Exemple de cas pratique

Que se passe t-il lorsque ces symptômes apparaissent brusquement ? Comment réagira notre entourage ? Quels sont les gestes qui sauveront la vie de ce citoyen, de cet homme ou de cette femme en détresse.

Prenons l’exemple de Jean, 43 ans, marié, père de 4 enfants. Il dîne avec sa famille et quelques amis dans une ambiance conviviale. Quand soudain Jean, après avoir tenu des propos incohérents, s’effondre.

Son ami, ayant reconnu les symptômes d’une attaque cérébrale se précipite pour appeler le centre 15 et l’allonge sur dos, le cou droit pour faciliter au mieux l’irrigation du cerveau.

Le SAMU prend Jean en charge immédiatement et le conduit dans une unité neurovasculaire adaptée.

Conclusion ? Jean ne conservera de son AVC qu’un mauvais et lointain souvenir. neurovasculaire adaptée.

Mais quelle est la réalité d’un patient victime d’un accident vasculaire cérébral en 2012 ?

Durant son AVC, les amis de Jean n’ont pas été réactifs, minimisant les symptômes, et l’appel des secours a tardé. Une fois arrivé aux urgences de l’hôpital, le patient n’est pas traité de façon optimale car il ne se trouve pas dans une unité neurovasculaire.

Conclusion ? De son AVC, Jean conservera des séquelles irréversibles, handicapé à vie.

Des hommes meurent, des familles sont brisées, des vies sont gâchées, simplement parce que la société est mal informée… Nous pouvons changer les choses, réagissons !

© Handicap Infos - source : communiqué de presse


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