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PATHOLOGIE | article publié le, 22/04/10 1 réaction 


Un plan de lutte contre les accidents vasculaires cérébraux (AVC)

 
 

Avec le vieillissement de la population, le nombre d´AVC pourrait augmenter de 15 % d’ici 2020.

Avec le vieillissement de la population, le nombre d'AVC pourrait augmenter de 15% d’ici 2020.

L’AVC est la troisième cause de décès en France après les cancers et les accidents du cœur, exactement la 3ème cause chez les hommes et la seconde chez les femmes. Chaque année, 130.000 personnes en France en sont victimes et plus de 400.000 personnes vivent en France avec les séquelles d'un AVC. Avec le vieillissement croissant de la population, le nombre d'AVC pourrait augmenter de 15 % d’ici 2020. La charge financière représentée par les AVC est considérable pour le système de santé français : Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de prise en charge à 100%, au titre des Affections de Longue Durée (ALD) avec 2,8 millions de personnes concernées, pour 27% des dépenses ALD (18,7 milliards d'euros).

L'information est cruciale :

les signes avant-coureurs (notamment une faiblesse d'un membre ou d'une moitié du corps, des troubles de la parole, des troubles de la vision) sont souvent méconnus. Les personnes touchées doivent impérativement contacter le 15. Car moins de 20 % des patients arrivent à temps aux urgences.

Le gouvernement a lancé comme thématique nationale de sa politique de santé, pour les années 2010 à 2014, la prévention et la prise en charge de l'AVC. L’objectif affiché est de réduire la fréquence et la gravité des séquelles. (Les séquelles sont plus limitées quand les patients sont pris en charge rapidement.).

Objectifs, recherche et formation :

Un objectif précis, diminuer de 6% (soit environ 24.000 personnes), d'ici 2014, les décès ou la dépendance des patients victimes d'un AVC, actuellement, selon l’Assurance Maladie, au nombre de 225.000 en ALD après AVC invalidant. Pour cela, il faudra "réduire la fréquence et la gravité des séquelles liées aux AVC", c’est-à-dire mieux prévenir mais aussi mieux prendre en charge, en développant les Unités neurovasculaires (UNV).

Il est prévu de créer 55 unités neuro-vasculaires (UNV), des structures qui traitent plus de 300 AVC par an d'ici à 2011, ce qui porterait le total des UNV à 140. Il est préconisé aussi de développer des programmes de télémédecine, permettant aux hôpitaux, moins à la pointe dans ce domaine, d'être en contact avec des neurologues spécialisés pour lire en urgence des scanners, IRM, etc.

Enfin, le ministère de la santé souhaite accélérer la formation du personnel soignant et promouvoir la recherche sur l'AVC.

Selon Roselyne Bachelot, une vaste politique de prévention s'impose autour des thématiques suivantes :

Alimentation équilibrée,
Pratique d'une activité physique régulière,
Contrôle des facteurs de risque (hypertension artérielle, diabète, tabac, alimentation, sédentarité).

La prévention des récidives est également "un point essentiel à prendre en compte", insiste la ministre, car le risque de récidive varie de 30 % à 43 % dans un délai de cinq ans après le premier AVC, selon les estimations. Il faut cibler les populations à risques mais aussi le public jeune, en insistant sur la lutte contre le tabagisme, facteur de risque non négligeable.

NB :

une consultation systématique six mois après un AVC est fortement conseillée !

4 axes principaux rappelés :

La prévention par la communication sur les facteurs de risque évitables, sédentarité, alimentation déséquilibrée, tabagisme… et le dépistage de l’HTA, l’éducation à la reconnaissance des signes de l’AVC (Avant, pendant et après).

L’amélioration de l’offre de prise en charge avec la création de 30 UNV en 2010 et 25 en 2011 puis le développement de la coordination entre l’hôpital et les structures médico-sociales,

La formation des professionnels de santé,

Le développement de la recherche sur les pathologies cardio et neurovasculaires

Les ARS seront en charge de l’adaptation du plan sur chaque territoire régional.



© Hanicap Infos


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Les réactions des abonnés  :

papa3869
16/05/2010 11:53:58
Victime d'un AVC en 2001, je me suis retrouvé du jour au lendemain en fauteuil roulant. Les raisons ne sont pas totalement connu mais il est certain que le tabac et une hypertension assez élevé sont à l'origine. Ce n'est pas parce que l'on est en fauteuil roulant que la vie s'arrete ; on vit mais différemment Pour preuve j'ai fait du ski fauteuil, j'ai retrouvé le gout de l'iode marine, j'ai repris l'avion courant mars 2010 destination Marrakech où j'étais allé en 1998 en tant que valide