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RECHERCHE | article publié le, 07/05/09 0 réaction 


La thrapie gnique plus sre grce une nouvelle technologie

 
 

une nouvelle mthode permettant d´introduire des gnes dans les cellules vivantes.

Une nouvelle mthode permettant d'introduire des gnes dans les cellules vivantes.

Des chercheurs financs par l'UE ont dvelopp une nouvelle mthode non virale permettant d'introduire des gnes dans les cellules vivantes. Cette technique permet d'viter les effets secondaires tels que le cancer, qui apparat lorsque l'on utilise les virus pour introduire des gnes dans une cellule. Les scientifiques esprent que leur dcouverte simplifiera la faon dont la thrapie gnique est pratique, amliorera son degr de sret et rduira son cot.

Les rsultats, publis dans la revue Nature Genetics, ont t financs par les projets JUMPY (Transposon-based strategies for functional genomic analyses in Xenopus tropicalis, a vertebrate model system for developmental and biomedical research), INTHER (Development and application of transposons and site-specific integration technologies as non-viral gene delivery methods for ex vivo gene-based therapies) et PERSIST (Persisting transgenesis).

La thrapie gnique s'appuie sur l'insertion de gnes dans les cellules du patient. Cette technique se rvle efficace dans le traitement de nombreuses maladies qui seraient intraitables sans cette manipulation. On l'utilise pour les maladies dites hrditaires (lorsqu'un gne sain est utilis pour remplacer un gne malade dont le patient aurait hrit), ainsi que pour certaines maladies cardiaques et crbrales.

Une bonne technique de thrapie gnique possde trois caractristiques: les gnes thrapeutiques doivent tre introduits dans les bonnes cellules; les gnes doivent rester actifs dans l'organisme pour une longue dure; et tout effet secondaire doit tre minimis.

l'heure actuelle, les virus sont souvent utiliss comme vecteurs pour le transport de gnes dans les cellules cibles. Toutefois, cette approche est associe un certain nombre d'effets secondaires, notamment des inflammations et mme le dveloppement d'un cancer. En outre, le dveloppement des vecteurs viraux pour une utilisation dans des tests cliniques est souvent entrav par des problmes techniques et de rglementation.

Dans cette dernire tude, des scientifiques se sont tourns vers un contrebandier gntique naturel, le transposon. Les transposons sont des squences d'ADN capables de se dcouper et de se coller sur un autre ADN.

Les chercheurs ont dvelopp un transposon trs actif capable de transporter un gne thrapeutique directement dans une cellule cible et de l'intgrer dans l'ADN hte.

Nous sommes parvenus dmontrer pour la premire fois qu'il est dsormais possible d'introduire des gnes dans des cellules souches de manire efficace , commente Marinee Chuah de l'institut flamand de biotechnologie (VIB) en Belgique.

Nombre de groupes ont tent d'y parvenir pendant des annes, mais en vain. Nous sommes heureux d'avoir surmont cet obstacle , a ajout son collgue Thierry Vandendriessche.

Les chercheurs cherchent dsormais perfectionner et tester leur nouvelle technologie pour l'utiliser dans le cadre de maladies spcifiques telles que le cancer et les problmes gntiques.

Le projet JUMPY a reu un financement de 1 183 220 euros au titre de la ligne budgtaire Qualit de la vie et gestion des ressources du vivant du cinquime programme-cadre (5e PC), le projet INTHER un financement de 2 800 000 euros au titre du domaine thmatique Sciences de la vie, gnomique et biotechnologie pour la sant du sixime programme-cadre (6e PC) et le projet PERSIST un financement de 11 181 411 euros au titre du thme Sant du septime programme-cadre (7e PC).

EN SAVOIR + :
Nature Genetics:
www.nature.com/ng

Institut flamand de biotechnologie (VIB):
www.vib.be


© Handicap Infos - source : cordis


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