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LETTRE OUVERTE | article publié le, 11/03/18 0 réaction 


Un 4ème plan Autisme pour ne plus décevoir les personnes Autistes

 
 

Les 650 000 personnes autistes, dans leur spécificité et grande diversité de besoins et de compétences, attendent de ce 4ème plan, la réelle prise en compte de tous leurs droits au sein d’une société inclusive et bienveillante. Les associations souhaitent

Les 650 000 personnes autistes, dans leur spécificité et grande diversité de besoins et de compétences, attendent de ce 4ème plan, la réelle prise en compte de tous leurs droits au sein d’une société inclusive et bienveillante. Les associations souhaitent qu'il ressorte de cette présentation des positionnements clairs et des moyens à la hauteur des besoins des personnes qu'elles représentent.

Alors qu’est annoncée la sortie prochaine du 4ème plan autisme que les associations ont appelé de leurs vœux et pour lequel elles ont pris activement part à la concertation, les Fédérations représentantes des personnes Autistes et de leurs familles, souhaitent réaffirmer les conditions sine qua none pour que ce nouveau plan aboutisse à une réussite.

Pour être efficace, le 4ème plan autisme devra :

Mettre en place une politique volontariste de réforme des formations. Sans cette volonté de tous les acteurs concernés, le plan s’enlisera. Nous avons indiqué à plusieurs reprises que le champ très vaste des formations des professionnels devait prendre en compte les données actualisées, ce qui n’est aucunement cas actuellement. Ce travail, amorcé lors du 3ème plan, n’est pas suivi d’effets.

Faire de la politique du repérage, du diagnostic et des interventions précoces des jeunes enfants, quel que soit l’âge, un objectif majeur, conditionné à la politique de formation des équipes médicales et pluridisciplinaires.

Assurer des parcours de vie aux personnes autistes et à leurs familles conformes à leurs besoins, à leurs souhaits et à leurs droits, le plus possible en milieu ordinaire, en particulier pour la scolarisation et l’emploi.

Répondre à l’urgence des adultes. Les adultes autistes sont les grands oubliés des plans autisme successifs. Ils sont massivement non repérés, ce qui a pour conséquence un parcours de vie chaotique, conjugué à des maltraitances, et ce quel que soit leurs compétences. Pour les adultes les plus dépendants, le défi est grand : ils résident chez leurs familles, épuisées, en Hôpital Psychiatrique de façon inadaptée, dans des services non équipés pour les accompagner sans risque ou maintenus dans des services pour enfants. Il existe çà et là en France de belles expériences médico-sociales, respectueuses de leurs spécificités, il faut que les acteurs locaux s’en saisissent et les disséminent sur le territoire. A ce jour, l’offre existante est très insuffisante. Ces adultes doivent pouvoir habiter chez eux et exister à travers une vie sociale digne, avec les accompagnements professionnels nécessaires et respectueux de leurs spécificités.

Prendre en compte les familles : leur expertise, l’accès à leurs droits, à des formations et/ou guidance, et au répit.

L’ensemble des administrations et acteurs devant être impliqués étaient présentes lors de la concertation nationale : Etat, départements, éducation nationale, santé et médico-social, emploi, habitat, culture, loisirs et sports, recherche. Nous espérons désormais qu’ensemble et fort d’un réel volontarisme politique, ces acteurs traduiront cette concertation en actes forts.

Signataires du courrier envoyé le 6 mars 2018, à Madame Sophie Cluzel - Secrétariat d'État chargé des Personnes Handicapées :
Danièle Langloys, Présidente d’Autisme France
Christine Meignien, Présidente de Sésame Autisme
Luc Gateau, Président de l’Unapei


© Handicap Infos - source : communiqué de presse


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