VIH - SIDA
Les professeurs Luc Montagnier et Robert Gallo déplorent la lenteur des progrès
19/05/2008 14:52:58
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Le professeur américain Robert Gallo, qui avait confirmé l'isolation du virus en 1984, a regretté pour sa part les essais à grande échelle du vaccin.
n colloque s'est tenu à Paris pour le 25e anniversaire de l'identification de ce virus.
Les professeurs Luc Montagnier et Robert Gallo, à l'origine de la découverte du virus du sida à quelques mois d'écart, ont déploré lundi la lenteur des progrès face à l'épidémie, à l'ouverture d'un colloque à Paris pour le 25e anniversaire de l'identification de ce virus.
Cet anniversaire n'est "pas une célébration", mais "une commémoration", car "le virus est toujours là", a regretté le professeur français Luc Montagnier, à l'origine de la découverte en 1983.
"J'aurais souhaité fêter avec vous la fin du sida, plutôt que le 25e anniversaire de la découverte du virus", a-t-il déclaré devant plusieurs centaines de spécialistes réunis à l'Institut Pasteur.
Il a regretté devant la presse "que les choses n'aillent pas plus vite" et que les chercheurs ne soient pas "plus novateurs". "Nous ne sommes pas satisfaits", a-t-il ajouté, espérant la découverte à moyen terme d'un vaccin thérapeutique, qui restaure le système immunitaire, "et peut-être un jour préventif".
Le professeur américain Robert Gallo, qui avait confirmé l'isolation du virus en 1984, a regretté pour sa part les essais à grande échelle du vaccin. "Il y a eu de gros progrès, mais aussi de grandes erreurs, et il y a encore beaucoup à faire", a-t-il souligné. Il a regretté aussi que les trithérapies entraînent "moins d'implication politique".
Tous deux ont souligné aussi que les tensions de jadis, et les disputes autour de la paternité de la découverte du virus, étaient loin derrière. "Nous sommes collègues et amis", a assuré le Dr Gallo, estimant que "la compétition entraîne la créativité".
La ministre française de la Santé, Roselyne Bachelot, a pour sa part regretté au début de ce colloque, qui doit durer trois jours, qu'"aujourd'hui, à l'heure où l'épidémie a fauché 25 millions de vies, le discours stigmatisant subsiste encore".
La recherche sur le sida, selon elle "porteuse de grands espoirs", reste "la priorité majeure" de son ministère. Elle a noté aussi qu'il fallait "se mobiliser pour accompagner les malades", et défendre leurs droits.
Pour intervenir ici, vous devez d'abord vous identifier, ou vous inscrire (gratuit).
Les professeurs Luc Montagnier et Robert Gallo, à l'origine de la découverte du virus du sida à quelques mois d'écart, ont déploré lundi la lenteur des progrès face à l'épidémie, à l'ouverture d'un colloque à Paris pour le 25e anniversaire de l'identification de ce virus.
Cet anniversaire n'est "pas une célébration", mais "une commémoration", car "le virus est toujours là", a regretté le professeur français Luc Montagnier, à l'origine de la découverte en 1983.
"J'aurais souhaité fêter avec vous la fin du sida, plutôt que le 25e anniversaire de la découverte du virus", a-t-il déclaré devant plusieurs centaines de spécialistes réunis à l'Institut Pasteur.
Il a regretté devant la presse "que les choses n'aillent pas plus vite" et que les chercheurs ne soient pas "plus novateurs". "Nous ne sommes pas satisfaits", a-t-il ajouté, espérant la découverte à moyen terme d'un vaccin thérapeutique, qui restaure le système immunitaire, "et peut-être un jour préventif".
J'aurais souhaité fêter avec vous la fin du sida, plutôt que le 25e anniversaire de la découverte du virus
Luc Montagné
Le professeur américain Robert Gallo, qui avait confirmé l'isolation du virus en 1984, a regretté pour sa part les essais à grande échelle du vaccin. "Il y a eu de gros progrès, mais aussi de grandes erreurs, et il y a encore beaucoup à faire", a-t-il souligné. Il a regretté aussi que les trithérapies entraînent "moins d'implication politique".
Tous deux ont souligné aussi que les tensions de jadis, et les disputes autour de la paternité de la découverte du virus, étaient loin derrière. "Nous sommes collègues et amis", a assuré le Dr Gallo, estimant que "la compétition entraîne la créativité".
La ministre française de la Santé, Roselyne Bachelot, a pour sa part regretté au début de ce colloque, qui doit durer trois jours, qu'"aujourd'hui, à l'heure où l'épidémie a fauché 25 millions de vies, le discours stigmatisant subsiste encore".
La recherche sur le sida, selon elle "porteuse de grands espoirs", reste "la priorité majeure" de son ministère. Elle a noté aussi qu'il fallait "se mobiliser pour accompagner les malades", et défendre leurs droits.
Handicap Infos source : afp
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Parue le 23/11/08 à 12:11