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COMMUNAUTÉ

PARKINSON | 25/01/08 13:04

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Nouvel avantage pour le neurostimulateur

Le boxeur Muhammad Ali et l’acteur Michael J. Fox concernés par la maladie de Parkinson

Un nouvel effet du neurostimulateur chez les patients atteints de la maladie de Parkinson...



Des chercheurs du Centre de recherche de Jülich (FZJ), en coopération avec les Universités de Cologne et de Kiel, ont mis en évidence un nouvel effet du neurostimulateur chez les patients atteints de la maladie de Parkinson : il permet de réduire les troubles de la vessie en intervenant au niveau du système sensoriel du cerveau.

Outre l'hypertonie musculaire, l'akinésie (rareté des mouvements) et les tremblements, d'autres troubles fonctionnels accompagnent ces symptômes caractéristiques de maladie de Parkinson. Ainsi, plus de la moitié des patients possèdent également des troubles de la vessie, tels que l'incontinence ou le besoin fréquent d'uriner. De même, la perception de son propre corps, le sens du toucher, la sensation de satiété peuvent être sérieusement affectés chez bon nombre de patients parkinsonniens.

A côté de l'atténuation des troubles moteurs générés par les stimuli d'un neurostimulateur, c'est à l'effet de cet appareillage sur les fonctions sensorielles et végétatives du cerveau que ce sont intéressés les chercheurs du FZJ. A l'aide de la tomographie à émission de positrons (PET)[1], ces derniers ont ainsi pu observer l'activité cérébrale de patients atteints de la maladie de Parkinson lors de l'activation et de la désactivation d'un stimulateur cérébral.

En 2006, les chercheurs avaient déjà pu mettre en évidence, à l'aide d'un neurostimulateur non-activé, une forte activité cérébrale au niveau du lobe frontal des patients parkisonniens lorsque qu'ils jugulent leur besoin d'uriner. "Ceci signifie que ces patients doivent contrôler de façon plus consciente ce processus que les personnes en bonne santé", souligne le Dr. Herzog de la clinique universitaire de Kiel. L'étude actuelle menée par les chercheurs du FZJ vient, quant à elle, de montrer que le neurostimulateur renforce le signal sensoriel de l'urgence mictionnelle dans le cerveau. L'information est ainsi automatiquement redirigée vers les centres de contrôle et le patient n'a plus besoin de se demander en permanence si sa vessie est pleine ou non.

Ces résultats apportent une meilleure compréhension de l'efficacité du neurostimulateur dans le traitement de la maladie de Parkinson et pourraient concourir au développement de ce procédé thérapeutique ainsi qu'à l'élargissement de ses applications.



© LK pour Handicap Infos source : bulletins-electroniques

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