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SANTÉ
Le cerveau a besoin d'être correctement nourri pour bien vieillir
11/09/2008 13:38:29

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Faut-il favoriser les oméga 3 au détriment des oméga 6 ?

Faut-il favoriser les oméga 3 au détriment des oméga 6 ?

aut-il favoriser les oméga 3 au détriment des oméga 6 ?



L'effet protecteur sur le cœur d'une alimentation équilibrée est bien établi, mais le cerveau aussi a besoin d'être nourri correctement pour faire face au déclin des fonctions cognitives lié au vieillissement, ont souligné des spécialistes aux Entretiens de Bichat, qui se tiennent cette semaine à Paris.

A bien des égards, la prévention du déclin cognitif et des maladies neuro-dégénératives, comme la maladie d'Alzheimer, rejoint celle des risques cardiovasculaires, estime Monique Ferry, gériatre et nutritionniste (Inserm, Université Paris XIII).

Les fonctions cognitives déclinent volontiers avec l'âge, rappelle le Dr Ferry. Regroupant la mémoire, l'attention, le langage, les fonctions exécutives, la maîtrise de l'espace et l'imagerie mentale, "elles sont le support de la pensée, de l'action et de la communication".

"Le cerveau est l'organe qui dépend le plus précisément d'un apport nutritif adéquat", indique-t-elle. Mais le paradoxe, c'est que le cerveau régule lui-même les apports alimentaires. "Il est à la fois juge et partie".

D'où l'importance d'être vigilant à l'alimentation des personnes âgées, qui ont tendance à diminuer les quantités ou à éliminer certains aliments. Le Dr Ferry cite l'exemple des crustacés, riches en sélénium, un oligo-élément aux propriétés antioxydantes.
Le DHA est très difficile à synthétiser par l'organisme âgé

Dr Ferry.



Il n'est pas rare qu'une perte de poids inexpliquée précède de quelques années l'apparition de troubles cognitifs, constatent les spécialistes, qui redoutent d'avoir "des patients avec une armoire à pharmacie pleine et un frigo vide".

Pour limiter le déclin cognitif, le Dr Ferry recommande l'exercice physique quotidien (monter un escalier, passer l'aspirateur...), une alimentation variée et équilibrée en lipides, mais aussi de maintenir des relations sociales, surveiller la tension artérielle et limiter la prise de médicaments.

des oméga 6 (huiles de tournesol, de maïs...)

des oméga 6 (huiles de tournesol, de maïs...)

Faut-il privilégier certaines graisses plutôt que d'autres, favoriser les oméga 3 (poissons gras, huiles de lin, de colza, de noix...) au détriment des oméga 6 (huiles de tournesol, de maïs...) ? "Il faut diminuer les acides gras saturés (graisses d'origine animale, huile de palme...), c'est clair, mais pour le reste, il faut varier les apports", indique le Dr Ferry. "Oméga 3 et 6 sont indispensables tous les deux" et se complètent.

"Tous les nutriments sont utiles voire indispensables au cerveau", ajoute-t-elle, mettant en garde cependant contre le risque de vouloir trop bien faire : "des éléments antioxydants utilisés en trop grande quantité deviennent pro-oxydants".

A l'heure où les scientifiques s'efforcent de trouver des médicaments capables de stopper l'évolution de la maladie d'Alzheimer, le développement de "stratégies nutritionnelles préventives" constituent une autre voie de recherche, explique de son côté Thierry Pillot, directeur de recherche Inserm (laboratoire Lipidomix).

Les chercheurs s'intéressent notamment au DHA, acide gras polyinsaturé de la famille des oméga 3. Ils ont montré des effets protecteurs sur le cerveau en laboratoire et sur l'animal. Mais attention là encore au sens de la mesure. Pris en trop grande quantité, "le DHA va s'oxyder, faire des dégâts et ne pas se retrouver à la bonne place", avertit le Dr Pillot. "Le DHA est très difficile à synthétiser par l'organisme âgé", constate le Dr Ferry.

Heureusement, le DHA est présent dans la chair des poissons gras tels que le saumon, le hareng, le maquereau, l'anguille ou la sardine.





Handicap Infos source : afp




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