SCIENCE
L'ADN du futur ou le futur de l'ADN ?
10/07/2008 12:10:02
D

Des chimistes japonais déclarent avoir créé la première molécule d'ADN presque entièrement constituée d'éléments artificiels.
es chimistes japonais déclarent avoir créé la première molécule d'ADN artificielle.
Des chimistes japonais déclarent avoir créé la première molécule d'ADN presque entièrement constituée d'éléments artificiels. Cette découverte pourrait mener à d'importantes percées dans les domaines de la thérapie génique, de la nano-informatique et de la haute technologie avancée.
L'ADN, généralement représenté comme une hélice double, contient toutes les empreintes de la vie et détient la clé du développement et du fonctionnement de chaque organisme sur terre. C'est en fait une molécule qui supporte l'hérédité et le code génétique du règne vivant.
L'ADN est formé entre autres à partir de quatre blocs fondateurs, connus sous le nom de "bases azotées", soit l'adénine, la thymine, la cytosine et la guanine. Celles-ci codent les protéines utilisées dans le fonctionnement et le développement des cellules.
Or, les scientifiques essaient depuis des années de développer des versions artificielles de l'ADN afin de mettre à profit son incroyable capacité de stockage d'information. L'ADN a d'ailleurs déjà inspiré la création de circuits électroniques simples. D'autres chercheurs ont pour leur part réussi à forger par le passé des molécules d'ADN à partir de quelques constituants artificiels.
Masahiko Inouye et ses collègues de l'Université de Toyama sont quant à eux parvenus à relier quatre nouvelles bases artificielles à l'intérieur de la structure fondatrice de la molécule d'ADN, créant ainsi une structure à deux brins semblable à l'ADN naturel. Cependant, cette version s'avère, disent-ils, inhabituellement stable.
«La composition chimique unique de ces structures et leur grande stabilité offrent des possibilités sans précédent quant au développement de nouveau matériel biotechnologique», affirment avec enthousiasme les chercheurs.
«L'ADN artificiel pourrait éventuellement être appliqué à des systèmes de génétique extracellulaire avec du stockage d'information et des capacités foisonnants» de renchérir les scientifiques.
La grande trouvaille sera plus amplement étayée dans la parution du Journal of the American Chemical Society du 23 juillet prochain.
Qui sait, nos ordinateurs seront peut-être bientôt alimentés par de l'ADN artificiel !
Pour intervenir ici, vous devez d'abord vous identifier, ou vous inscrire (gratuit).
Des chimistes japonais déclarent avoir créé la première molécule d'ADN presque entièrement constituée d'éléments artificiels. Cette découverte pourrait mener à d'importantes percées dans les domaines de la thérapie génique, de la nano-informatique et de la haute technologie avancée.
L'ADN, généralement représenté comme une hélice double, contient toutes les empreintes de la vie et détient la clé du développement et du fonctionnement de chaque organisme sur terre. C'est en fait une molécule qui supporte l'hérédité et le code génétique du règne vivant.
L'ADN est formé entre autres à partir de quatre blocs fondateurs, connus sous le nom de "bases azotées", soit l'adénine, la thymine, la cytosine et la guanine. Celles-ci codent les protéines utilisées dans le fonctionnement et le développement des cellules.
Puce électronique
Masahiko Inouye et ses collègues de l'Université de Toyama sont quant à eux parvenus à relier quatre nouvelles bases artificielles à l'intérieur de la structure fondatrice de la molécule d'ADN, créant ainsi une structure à deux brins semblable à l'ADN naturel. Cependant, cette version s'avère, disent-ils, inhabituellement stable.
«La composition chimique unique de ces structures et leur grande stabilité offrent des possibilités sans précédent quant au développement de nouveau matériel biotechnologique», affirment avec enthousiasme les chercheurs.
«L'ADN artificiel pourrait éventuellement être appliqué à des systèmes de génétique extracellulaire avec du stockage d'information et des capacités foisonnants» de renchérir les scientifiques.
La grande trouvaille sera plus amplement étayée dans la parution du Journal of the American Chemical Society du 23 juillet prochain.
Qui sait, nos ordinateurs seront peut-être bientôt alimentés par de l'ADN artificiel !
Handicap Infos - source : LiveScience
Pour intervenir ici, vous devez d'abord vous identifier, ou vous inscrire (gratuit).





Parue le 23/11/08 à 12:11